Ce chapitre a un titre simple, qu'il a toujours porté d'ailleurs :
Le feu. Il fait à la fois référence à la dernière barrière qui les sépare du
Cristal mais aussi à la destruction de l'Armoire.
La citation est aussi un de mes grands classique. Non, je ne suis pas une super-experte en poésie anglaise juste une grande fan d'Agatha Christie et c'est ces quelques vers qui ont inspirés
Endless Night (
La nuit qui ne finit pas), l'un de ses meilleurs romans à mon sens. Aucun autre vers
n'a mieux exprimé la fatalité à mon sens, égalés seulement par ceux de Racine en français.
Alors le chapitre reprend là où il avait laissé, sur un gros cliff-hanger. A l'origine, Ti'lan avait toujours sa baguette dans cet extrait mais Moonz m'a fait justement regardé que, s'il l'avait
eu, il se serait battu comme un lion avec Kévin. Donc, il ne l'a pas et c'est beaucoup plus difficile sans, vu que la magie sans baguette reste rare et exceptionnelle, sauf pour les plus talentueux
comme Voldemort ou Dumbledore.
Heureusement pour Ti'lan, Eméra arrive juste à temps et il s'arrange pour distraire Kévin de manière assez intelligente (bien sûr qu'il n'allait pas regarder par dessus son épaule après que son
ennemi lui ait dit de le faire ! Mais il aurait dû !)
La confession de Ti'lan et d'Eméra arrive tard et de manière inattendue. Je ne m'attendais pas à l'écrire à ce moment-là mais c'était naturel (il a déjà failli mourir une fois, pourquoi attendre
encore la dernière minute ?) et en même temps assez mignon. Et comme ça je me suis épargnée la douloureuse (et cliché) scène des "Je t'aime" juste avant que le héros meure.
Ce chapitre révèle aussi en passant que le mur de glace qui a remplacé la rivière monte jusqu'au plafond, ce qui explique que les lames soient restés coincés à l'extérieur.
J'adore l'absence de réaction de l'équipe face à la crise de nerfs de Kévin qui a failli coûter la vie à Ti'lan. Ils ont tous été bien brutalisés et considèrent le fait de frôler la mort comme
banale. Deimos aime ça, en plus.
Mais bon, quand Ti'lan leur avoue être un Horcruxe, ils sont tous formidables.
La réaction de Rosemary face au Cristal est très importante. J'ai toujours eu l'intention que celui-ci soit détruit par Sutr pour montrer les dangers de l'envie quand elle devient une obsession et
parce que c'est très "ironique", comme dit Deimos.
"comme une religieuse face à une statue" -> ça, ça vient du
Père Goriot.
La suite de ce chapitre a été conçu pour remplir 2
plot holes : l'ordre de revenir à Poudlard adressé à Ti'lan est immédiat mais il ne s'y présente pas immédiatement et Lucius ne délivre
son message à Ti'lan que le 15 au soir alors que Voldemort est quand même plus réactif que ça et que le voyage en Portoloin est quasi-instantané.
« Si tu n’es pas convaincu, tu n’as qu’à me faire confiance. » Une allusion "peu charitable" comme dit Ti'lan à son comportement dans le chapitre 8 du tome 2.
Si Eméra a l'air si triste, c'est bien sûr parce qu'elle sait qu'elle va trahir la confiance que Ti'lan vient de réaffirmer avoir en elle en se sacrifiant pour lui sans son consentement. Le fait
que Ti'lan ait réussi à faire de la magie sans baguette pour la sauver, mais pas pour se sauver lui, prouve implicitement que la vie d'Eméra compte plus à ses yeux que la sienne. Ti'lan est un
être plutôt égoïste mais il est aussi du genre à se détester donc sachant qu'il avait provoqué la mort de la personne qui l'aimait le plus au monde, il aurait passé le restant de ces jours à
culpabiliser. Tiens, pendant que j'y pense, c'est plutôt égoïste de sauver quelqu'un parce qu'on ne veut pas avoir sa mort sur la conscience. Evidemment, c'est la raison égoïste, il avait aussi
une raison désintéressé de le faire, qui est de permettre à Eméra de vivre une vie heureuse dans un monde sans Voldemort (où du moins c'est ce qu'il pense... Le pauvre Ti'lan ne sait pas qu'il y
a encore un tome).
Par chance pour Ceux-qui-doivent-ramper, Voldemort les surestime à cause de l'attaque sur l'armoire. S'il avait entrepris de "simples" enquêtes, il aurait pu deviner l'identité des membres du
groupe...